L’Hypertrophie Mammaire est définie par un volume des seins trop importants, notamment par rapport à la morphologie de la patiente.
Cet excès de volume est en général associé à un affaissement des seins (ptose mammaire) et parfois à un certain degré d’asymétrie.
L’intervention consiste en l’ablation du tissu mammaire en excès afin de conserver un volume en harmonie avec la silhouette et le désir de la patiente.
Ce volume est ensuite ascensionné et remodelé afin d’obtenir une belle poitrine naturelle.
L’excès de peau est également retiré afin d’assurer un joli galbe et une bonne tenue à la nouvelle poitrine.
C’est une intervention fréquemment réalisée en chirurgie plastique et donnant d’excellents résultats avec des cicatrices la plupart du temps discrètes à distance.
La réduction mammaire justifie la participation financière de l’assurance maladie en cas de diminution de plus de 300 grammes par sein.
La réduction mammaire s’adresse aux patientes présentant un retentissement physique et fonctionnel de leur hypertrophie mammaire (douleurs du cou, des épaules et du dos, gêne pour la pratique sportive, difficultés vestimentaires).
Le retentissement psychologique est également parfois très important.
Cette intervention est proposée aux patientes désireuses de diminuer le volume de leur poitrine tout en obtenant une jolie forme de sein avec des cicatrices discrètes.
Les autres indications peuvent être une asymétrie mammaire avec un sein moins volumineux que l’autre.
Il n’y a pas d’âge précis auquel envisager une réduction mammaire. Il est cependant indispensable d’attendre la fin de la puberté et de la croissance du sein sauf dans quelques rares cas de gigantomastie.
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Durée de l'hospitalisation | Ambulatoire ou 1 nuit |
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Type d'anesthésie | Générale |
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Durée opératoire | 1H30 |
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Suites opératoires | Pansements: 15 jours |
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Durée des soins post opératoires | Soutien-gorge: 6 semaines |
1. Incisions cutanées :
L’hypertrophie mammaire étant le plus souvent importante un « T inversé » est généralement nécessaire.
La technique employée est celle de « Mac Kissock » associant une cicatrice péri-aréolaire, verticale et sous-mammaire. Ces incisions peuvent paraître importantes et parfois faire peur aux patientes cependant la cicatrice péri-aréolaire permet de placer l’incision à la jonction entre la peau de l’aréole et du sein. La cicatrice est donc très discrète.
L’incision sous mammaire permet de placer la cicatrice dans le sillon et le sein vient donc la recouvrir et la dissimuler. Quant à la cicatrice verticale elle s’estompe bien avec le temps.
Dans certains cas et lorsque l’hypertrophie est moindre il est possible de réaliser une cicatrice « verticale pure ».
Dans les « grosses » hypertrophies, il est parfois nécessaire de prélever et de regreffer l’aréole pour éviter le risque de nécrose de celle-ci (Technique de « Thorek »).
2. Réduction et remodelage glandulaire :
L’excès de glande mammaire est réséqué à la demande. En général plus de 300 g de sein par côté sont retirés.
Le sein restant est ascensionné et remodelé afin d’obtenir une forme harmonieuse et naturelle.
3. Suture cutanée :
Elle est réalisée avec du fil résorbable entièrement dissimulé sous la peau.
4. Un drainage par des lames de Delbet est fréquent afin d’éviter l’accumulation de sang ou de sérosités dans le sein.
Elles sont retirées lors du premier pansement.
5. Pansement compressif modelant.
Variables d’une patiente à l’autre, les douleurs sont en général peu importantes et bien contrôlées par des antalgiques simples.
Des visites de contrôle sont réalisées à 1 semaine, 1 et 6 mois.
Heureusement, les vraies complications sont très rares à la suite d’une réduction mammaire réalisée dans les règles.
Pour autant et malgré leur rareté, vous devez être informée des complications possibles :
– Précoces
Hématome : s’il est important une reprise chirurgicale peut être nécessaire pour évacuer le sang et stopper le saignement.
Infection : rare après ce type de chirurgie. Une reprise chirurgicale pour drainage peut parfois être nécessaire ainsi qu’un recours aux antibiotiques.
Retard de cicatrisation : peut parfois être observé et allonge les suites opératoires.
Nécrose cutanée et glandulaire : rarement observée avec les techniques modernes, peut engendrer un retard de cicatrisation.
Risque thromboembolique : rares mais graves. Ils sont prévenus par la prescription de bas de contention, un lever précoce et éventuellement la prescription d’une anticoagulation préventive.
– Tardifs
Anomalies de cicatrisation : le processus de cicatrisation mettant en jeu des phénomènes aléatoires, il arrive parfois que les cicatrices ne soient pas aussi discrètes qu’escompté, pouvant prendre alors des aspects variables : élargies, hypertrophiques voir exceptionnellement chéloïdes.
Altération de la sensibilité : fréquente les premiers mois, elle finit la plupart du temps par régresser.
Difficultés ou impossibilités d’allaitement : dépendent de la technique utilisée.