Les malformations mammaires regroupent de nombreuses entités distinctes à l’origine d’une souffrance psychologique pouvant être majeure.
Les plus fréquemment rencontrées sont les seins tubéreux ou le syndrome de Poland.
Ces malformations sont souvent mal acceptées physiquement et psychologiquement par la patiente, avec pour corollaire une altération de la confiance en soi et un mal être, parfois profond, pouvant aller jusqu’au véritable complexe.
L’objectif de la chirurgie dans ce contexte est de redonner au sein une forme et un volume harmonieux, afin d’améliorer la qualité de vie des patientes, le tout avec des cicatrices le plus discrètes possible.
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Durée de l'hospitalisation | Ambulatoire ou Hospitalisation 1 nuit |
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Type d'anesthésie | générale |
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Durée opératoire | 2H |
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Suites opératoires | Pansements : 15 jours |
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Durée des soins post opératoires | Soutien-gorge 6 semaines |
Les malformations les plus fréquemment rencontrées sont les seins tubéreux et le syndrome de Poland.
Les seins tubéreux correspondent à une malformation mammaire avec hypoplasie du segment inférieur du sein. Dans sa forme la plus avancée le sein peut prendre une forme tubulaire.
Le syndrome de Poland correspond à une agénésie du muscle grand pectoral associée à une hypoplasie de la glande mammaire.
Dans les 2 cas, on retrouve une anomalie de la forme d’un ou des deux seins associée à une différence de volume.
Pour corriger ces anomalies, de nombreuses techniques sont à notre disposition comme les prothèses, les plasties mammaires ou encore le Lipofilling.
Il est fondamental de savoir que dans le cas des malformations mammaires plusieurs interventions sont parfois nécessaires avant l’obtention d’un résultat optimal.
Il est important d’attendre la fin de la puberté et de la croissance mammaire (en général 14 ans) pour envisager une intervention afin que la déformation soit stabilisée.
La technique varie en fonction du type de malformation et du degré de l’atteinte.
Elle peut consister en une réinjection de tissus graisseux autologue (Lipofilling) où la propre graisse de la patiente est préparée puis réinjectée afin d’obtenir une amélioration de la forme et une augmentation du volume du sein.
Il est également possible d’envisager l’implantation d’une prothèse mammaire afin de corriger un manque de volume important.
Les cicatrices sont variables et dépendent également du type de malformation.
Dans les cas les moins sévères, il est possible d’envisager seulement une cicatrice péri-aréolaire (à la jonction entre la peau de l’aréole et du sein donc très discrète).
En cas d’atteinte plus importante un « T inversé » est le plus souvent nécessaire. La technique employée est celle de Mac Kissock associant une cicatrice péri-aréolaire, verticale et sous-mammaire.
Ces incisions peuvent paraître importantes et parfois faire peur aux patientes cependant l’incision sous mammaire permet de placer la cicatrice dans le sillon et le sein vient donc la recouvrir et la dissimuler.
Quant à la cicatrice verticale elle s’estompe bien avec le temps.
Ce sont des implants constitués d’une enveloppe de silicone. Leur contenu est variable mais la plupart du temps il s’agit de gel de silicone cohésif.
Les implants contenant du sérum physiologique sont très rarement employés car le silicone permet d’assurer au sein un palper souple proche d’une consistance naturelle.
Tous les implants disponibles sont soumis à des normes précises et rigoureuses : marquage CE et autorisation de l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé).
De plus, les autorités administratives françaises et le ministère de la santé ont imposé depuis Novembre 2016, la mise en place d’un registre national des prothèses mammaires. Ce registre, anonyme, permet de recenser toutes les prothèses implantées sur le territoire français et d’assurer le suivi de l’ensemble des implants ce qui va dans le sens d’une plus grande sécurité pour les patientes.
Il existe 2 formes de prothèses mammaires: les implants ronds et anatomiques.
Ce sont en pratique les prothèses les plus utilisées dans le cadre des malformations mammaires.
La projection et le volume de la prothèse seront choisis en discussion avec le chirurgien afin d’obtenir le bonnet et la forme désirés.
Variables d’une patiente à l’autre, les douleurs peuvent être parfois importantes dans les premiers jours.
Dans les suites elles sont parfaitement contrôlées par des antalgiques simples.
Des visites de contrôle sont réalisées à 1 semaine, 1 et 6 mois.
Heureusement, les vraies complications sont très rares à la suite d’une intervention réalisée dans les règles.
Pour autant et malgré leur rareté, vous devez être informée des complications possibles.
– Précoces
Hématome : s’il est important une reprise chirurgicale peut être nécessaire pour évacuer le sang et stopper le saignement.
Infection : rare après ce type de chirurgie. Une reprise chirurgicale pour drainage peut parfois être nécessaire ainsi qu’un recours aux antibiotiques.
Retard de cicatrisation : peut parfois être observé et allonge les suites opératoires
Nécrose cutanée et glandulaire: rarement observée avec les techniques modernes, peut engendrer un retard de cicatrisation.
– Tardifs:
Anomalies de cicatrisation : le processus de cicatrisation mettant en jeu des phénomènes aléatoires, il arrive parfois que les cicatrices ne soient pas aussi discrètes qu’escompté, pouvant prendre alors des aspects variables : élargies, hypertrophiques voir exceptionnellement chéloïdes.
Altération de la sensibilité : fréquente les premiers mois, elle finit la plupart du temps par régresser.
Imperfections de résultat : il ne s’agit pas à proprement parler de complications car la patiente est préalablement prévenue de la possibilité de plusieurs interventions et de « retouches ».
Risques liés aux prothèses :
Voir page : Augmentation mammaire par prothèse.