Une gynécomastie est définie par l’augmentation du volume de la glande mammaire chez l’homme.
Généralement elle est idiopathique, c’est à dire qu’aucune cause n’est retrouvée.
Cependant un bilan endocrinologique complet à la recherche d’une cause est systématique (voir plus loin).
L’augmentation du volume mammaire chez l’homme, notamment en période d’adolescence, peut être mal vécu et poser de nombreux problèmes psychologiques.
Il en découle des difficultés à exposer son torse et des problèmes vestimentaires.
Cette gynécomastie peut en plus être douloureuse.
Il n’y a pas d’âge à partir duquel envisager une cure de gynécomastie. Celui-ci dépend du retentissement physique mais aussi psychologique de la gynécomastie.
Il faut tout de même attendre la fin de la puberté pour envisager cette intervention
|
Durée de l'hospitalisation | Ambulatoire ou 1 nuit |
|
Type d'anesthésie | Générale |
|
Durée opératoire | 1H00 |
|
Suites opératoires | Pansements : 15 jours |
|
Durée des soins post opératoires | Gilet compressif: 6 semaines |
Selon l’importance de la gynécomastie et de l’excès cutané, 3 types d’interventions peuvent être associées :
Des incisions infra-centimétriques et dissimulées dans le sillon sous mammaire sont réalisées.
L’aspiration est réalisée à l’aide d’une canule spécifique reliée à un lipoaspirateur permettant une aspiration profonde et homogène. La quantité aspirée dépend évidemment de l’excès initial.
En cas de bourgeon mammaire résistant à la lipoaspiration, une voie d’abord péri-aréolaire inférieure (dissimulée à la jonction entre la peau du sein et de l’aréole) est réalisée. Elle permet la résection de la glande en excès.
En cas de volumineuse gynécomastie avec excès de peau, des cicatrices supplémentaires peuvent être nécessaires. Il peut s’agir d’une cicatrice péri-aréolaire complète ou sous mammaire.
Variables d’un patient à l’autre, les douleurs sont en général peu importantes et bien contrôlées par des antalgiques simples.
Des visites de contrôle sont réalisées à 1 semaine, 1 et 6 mois.
Heureusement, les vraies complications sont très rares à la suite d’une cure de gynécomastie réalisée dans les règles.
Pour autant et malgré leur rareté, vous devez être informé des complications possibles :
– Précoces:
Accidents thromboemboliques (phlébite, embolie pulmonaire) : Rares mais redoutables, ils sont prévenus par un lever précoce et la prescription de bas de contention voire d’un traitement anticoagulant pour 8 à 10 jours).
Saignements : rarement sérieux sauf troubles de la coagulation associés.
Hématomes : exceptionnels.
Infection : rare après ce type de chirurgie et prévenue par antibiotiques per opératoires.
Épanchements séreux : peut parfois nécessiter une ou plusieurs ponctions évacuatrices.
– Tardifs:
Imperfections de résultat : Dans quelques cas des imperfections localisées peuvent être observées sans qu’elles ne constituent de réelles complications : insuffisance de correction, asymétries résiduelles, irrégularités de surface. Elles sont en général accessibles à une retouche de lipoaspiration à partir du 6ème mois.
Altération de la sensibilité : elle est fréquente les premiers mois puis s’estompe pour un retour à la normale.
Anomalies de cicatrisation : le processus de cicatrisation mettant en jeu des phénomènes aléatoires, il arrive parfois que les cicatrices ne soient pas aussi discrètes qu’escompté, pouvant prendre alors des aspects variables : élargies, hypertrophiques voir exceptionnellement chéloïdes.