Une cicatrice est la partie visible résiduelle d’une atteinte de la peau, après que le tissu se soit réparé, suite à une incision au cours d’une opération ou après une blessure.
Il est important de savoir qu’il est impossible de faire disparaître totalement une cicatrice que ce soit en ayant recours à la chirurgie ou à tout autre moyen (peeling, laser, tatouages, crèmes).
En revanche, et ce par des techniques de chirurgie plastique rigoureuses, il est possible de rendre cette cicatrice la plus discrète possible ou de la dissimuler dans des plis naturels.
Ne sont prises en charge chirurgicalement que les cicatrices « stabilisées » au terme de leur évolution naturelle (entre 6 et 24 mois).
Durant toute cette évolution, il est important de prendre soin de cette cicatrice afin de la rendre la plus discrète possible :
Si ces mesures sont insuffisantes et que la cicatrice évolue de manière anormale, d’autres moyens thérapeutiques médicaux peuvent être surajoutés :
Les corrections chirurgicales sont cependant nécessaires pour :
– Les cicatrices rétractiles : pouvant aboutir à de véritables brides cutanées,
– Les citatrices ulcérées : aboutissant à de fréquentes « écorchures »,
– Les cicatrices hypertrophiques ou chéloïdes : inflammatoires, douloureuses, rouges, gonflées,
– Les cicatrices inesthétiques : larges, colorées, irrégulières, décalées, enfoncées, adhérentes…
Incision cutanée et exérèse de la cicatrice :
L’exérèse chirurgicale enlève la plupart du temps, et lorsque cela est possible, la totalité de la cicatrice.
La cicatrice est systématiquement placée dans une zone dissimulée ou orientée en fonction des plis naturels afin de la rendre la plus discrète possible.
Reconstruction :
Différentes techniques sont à notre disposition en fonction de la taille de la cicatrice:
- Suture directe simple : réalisée à l’aide d’un fil résorbable ou non selon la localisation,
- Greffe de peau : elle est prélevée dans une zone dissimulée et apposée sur le site receveur,
- Lambeau : permet d’utiliser la peau avoisinante afin qu’elle recouvre la perte de substance
Variables d’un(e) patient(e) à l’autre, les douleurs sont en général peu importantes et bien contrôlées par des antalgiques simples.
Des visites de contrôle sont réalisées à 15 jours et 2 mois.
Heureusement, les vraies complications sont très rares à la suite d’une chirurgie cutanée réalisée dans les règles.
Pour autant et malgré leur rareté, vous devez être informé(e) des complications possibles :
– Précoces :
Petits saignements : peuvent survenir les premiers jours mais sont facilement contrôlables.
Hématome : s’il est important une reprise chirurgicale peut être nécessaire pour évacuer le sang et stopper le saignement.
Infection : rare après ce type de chirurgie. Une reprise chirurgicale pour drainage peut parfois être nécessaire ainsi qu’un recours aux antibiotiques.
Nécrose cutanée: rarement observée, peut engendrer un retard de cicatrisation.
Blessure de nerfs avoisinants : le plus souvent ce sont des filets nerveux sensitifs qui sont concernés aboutissant à des troubles localisés de la sensibilité.
Exceptionnellement au niveau de la face il peut s’agir d’une branche motrice responsable d’une paralysie partielle.
Ces troubles sont la plupart du temps transitoires et disparaissent spontanément en quelques semaines.
– Tardifs :
Anomalies de cicatrisation : le processus de cicatrisation mettant en jeu des phénomènes aléatoires, il arrive parfois que les cicatrices ne soient pas aussi discrètes qu’escompté, pouvant prendre alors des aspects variables : élargies, hypertrophiques voir exceptionnellement chéloïdes.